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  Secrétaire d'Etat à l'Industrie  
 
Rapport au Premier Ministre
 
 

 

Objet : Modification du décret n°93-274 du 25 février 1993 portant création du conseil supérieur de la télématique et du conseil de la télématique anonyme

Issu du décret n°93-274 du 23 février 1993, le système actuel de régulation des services télématiques doit prendre en compte les évolutions introduites par la loi n°96-659 du 26 juillet 1996 de réglementation des télécommunications qui a achevé l'ouverture à la concurrence du secteur des télécommunications, et la décision n°98-1046 du 23 décembre 1998 de l'Autorité de Régulation des Télécommunications qui a ouvert la voie à une concurrence effective sur les services télématiques.

Si le système actuel de contrôle déontologique des services télématiques ne devait pas évoluer, une distorsion de concurrence pourrait rapidement apparaître entre France Télécom, dont les clients fournisseurs demeureraient soumis au système de régulation actuel, et les nouveaux opérateurs, dont les clients fournisseurs de services n'y seraient pas soumis.

Outre les évolutions évoquées ci-dessus, la proposition de modification du décret prend en considération la mise en place d'un forum traitant des droits et des libertés sur l'internet à la suite du rapport de Monsieur Christian Paul, qui a proposé au Gouvernement d'écarter du champ de son intervention les services télématiques.

Un recours pendant devant le Conseil d'Etat contestant la légalité du décret de 1993 fragilisait le fonctionnement du CST/CTA et risquait de mettre en cause la légitimité de son existence et de sa fonction. Le Conseil a rejeté le 21 juin 2000 les moyens invoqués par le demandeur, conférant une plus grande sécurité juridique au CST/CTA et au décret les ayant créés. Ceci permet de modifier le décret, pour en améliorer le fonctionnement et l'adapter aux exigences de la concurrence.

Les modifications proposées du décret n°93-274 du 25 février 1993 consistent à ouvrir la composition du Conseil Supérieur de la Télématique aux nouveaux opérateurs, et à retirer toute disposition laissant supposer que le Comité supérieur de la télématique jouit de prérogatives de puissance publique. C'est pourquoi la composition du CST est modifiée, les représentants des professionnels passent de neuf à onze avec deux représentants supplémentaires pour les opérateurs de réseaux télématiques. Afin de conserver l'équilibre au sein de cette instance entre ses différentes composantes, les représentants des utilisateurs passent de cinq à sept.

Chaque article faisant référence à France Télécom est modifié pour introduire, en lieu et place "d'exploitant public" ou de "France Télécom" , la notion "d'opérateurs".

Enfin l'article D.406-2-2 est modifié afin de retirer au comité de la télématique anonyme le pouvoir de veiller au respect des recommandations et des clauses non strictement commerciales, susceptible d'être considéré comme une prérogative de puissance publique, et pour introduire une saisine par les parties en cas de différends portant sur les clauses non sctrictement commerciales.

La composition du comité télématique anonyme n'a pas à être modifiée puisque le décret de 1993 ne prévoit pas d'y faire siéger des opérateurs.

 

 
  A lire : avis 3 mai 2000 du CST  
 
Edition du 20 Août 2001
 

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